Retour sur la rencontre du 10 octobre


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Compte-rendu des temps de rencontres qui ont lieu les 10 et 20 de chaque mois avec les parties prenantes, dans le cadre du processus itératif de la Fabrique des Communs 2017.

10 Octobre 2017

Personnes présentes

  • Valentine (La MYNE)
  • Connie & Benjamin (La MYNE)
  • Fabian (M2 urba, en conta)
  • Michel (Consilyon)
  • Claire (Lyon en Communs)
  • Jean Paul (HABICOOP)
  • Florence (ConsiLyon)
  • Emmanuel (La MYNE, DAISEE, OSE)
  • Baptiste (La MYNE et Atelier Soudé)
  • Charlotte (La MYNE)

Objectifs de l’atelier

  • Présentation de la Fabrique par @Babptiste
  • Caractérisation > création de fiche-projet
  • Identification des besoins des projets
  • Amorce organisation de l’événement final

Caractérisation des projets

Comment identifier des projets qui ont besoin de travailler en commun ?
Travailler par projet et/ou par thématiques pour identifier les besoins ?

  • Michel : laveuse pédago = mise en commun de matériel, concepts et compétences. Animations sur les marchés = matériel en commun, sensibilisation populaire, à plusieurs.
  • Florence : revendique la défense des jardins partagés contre la hausse des prix du foncier, la gestion citoyenne de l’eau et des biens naturels. Mentionne le beosoin de faire changer les mentalités et de sensibiliser sur la protection des ressources (naturelles).
  • Claire : Coexiscience désire identifier de nouvelles personnes ressources et souhaiter faire un atelier pendant le “weekend d’événement” en décembre. Besoih d’anticiper le cadre, le nombre de participants, la méthode / le processus pour aboutir à un résultat.
  • Jean Paul : HABICOOP fait face à un problème, l’explosion du prix du foncier. Comment démontrer la plus-value sociétale de projets comme ceux portés par HABICOOP ? Comment trouver des arguments politiques pour soutenir les habitats coopératifs ? Comment éviter de cloisonner les communs à des secteurs particuliers ? ce cloisonnement fait des gens des consommateurs de communs, d’un jardin partagé, etc.
  • Emmanuel : création en cours d’une antenne lyonnaise de la communauté Open Source Ecologie. Création de matériel en open source (pour la transition écologique). Gestion de l’énergie comme un commun (dans sa production, distribution et consommation).

Structuration des ateliers

Emancipation par le commun

  • Emancipation progressive et graduelle : apprentissage non linéaire, pas à pas, étape par étapes. Importance du “déclic”. Ex. des jardins partagés, à croiser avec d’autres ateliers de sensibilisation (décloisonner les pratiques et rendre possible des prises de conscience plus larges). => Créer du réseau et des échanges avec les autres associations
  • Psychologie sociale : conscientisation, adaptation. Alternance entre information, concret, valorisation, puis émancipation. Entre individualités et collectif : comment défier les schémas individualistes ? Comment créer et pérenniser une raison d’être commune/collective ? Comment s’insérer dans le groupe et y participer activement ? Contre les risques de démobilisation par effet d’impacts faibles, promouvoir la théorie du colibri / théorie du commun. Lancer le débat avec les adhérents, avoir la force d’en parler, se reconnaitre des communs. Inciter à avoir une réflexion plus large et collective.
  • Identifier et mettre en commun les effets et leviers de changement possible par les communs (Apsoly). => Qui sont les publics des communs ? quels leviers pour nourrir l’émancipation par le commun ? que les gens comprennent la philosophie sous-jacente, voir plus loin que la structure en elle-même. L’organisation d’un commun doit permettre des degrés de conscience et de contribution différents : tout le monde ne DOIT pas aller vers la théorisation, mais cela peut apporter à certains et au commun. Importance des espaces et moments de convivialité, en plus des temps de réunion et opérationnels.

LEVIERS

  • Multiplier les approches qui cassent l’individualisme
  • Prévoir des moments de recul/réflexion conviviaux
  • Connaitre la théorie de l’émancipation (lien psycho-socio) et des retours d’expériences (compréhension pour mener l’action)
  • Identifier les porteurs/projets de communs par rapport à des enjeux capitalistiques (“labellisation”?) > sensibilisation, communication
  • Trouver les effets d’opportunités : utiliser des situations de création de communs sans le savoir pour ramener plus de gens, faire intervenir de nouveaux acteurs
  • Utiliser les petites échelles, mais aussi réussir à en sortir pour toucher plus de domaines (enjeu géographique pour les collaborations)
  • remettre au gout du jour les valeurs des escartons : la corvée (qui vient du coeur) comme entretien du commun. Renverser les représentations
  • Sensibilisation par l’exemple / émancipation par le faire / par l’expérimentation
  • Générer de l’autonomie, montée en compétences, pair à pair dans espaces de confiance. - Notion de confiance, respect / entraide
  • Rester singulier et situé pour adapter les projets de commun à chaque situation
  • Toucher de nouveaux publics plus précaires : valoriser les personnes, les aborder sur des choses du quotidien (jardin, alimentation, réparation etc.) > toucher à partir des enjeux de consommation (bien mettre en forme les points d’accroche - communication)

LE COMMUN

  • Mise à disposition à un collectif
  • Objectifs : lien social, faire des choses utiles > non chiffrables (mais générer des effets d’opportunités)
  • Impliquer plusieurs personnes
  • Rssource dont les règles sont établies par un collectif > une question de gouvernance est engagée (qui initie et qui fait perdurer le projet)

APPLICATIONS

  • Publication, éventuellement un atelier discussion lors du wee-end de décembre
  • Opérationnellement : croiser les communautés de différents projets de communs pour élargir les champs de vision et de conscience. Moments de transmission pair à pair dans des lieux/collectifs différents > permet la mise en confiance, la réponse à un besoin concret autour d’objets variés
  • La Maison de l’Economie Circulaire (MEC) est un espace de collaborations déjà existantes => les mettre dans la boucle. Visite à la MEC prévue le Lundi à 18h avec @Baptiste, @Michel, @Valenitne

Coopératives vs le marché foncier

  • HABICOOP créé il y a 12 ans, pour (re)créer en France des habitations collectives. 1er projet Français : Village Vertical (Villeurbanne). combat juridique, financier, politique et humain.
  • Chamarel (Vaulx-en-Velin) : nouvel immeuble en coopérative, inauguration il y a 10 jours.
  • La Gargousse (69007) : immeuble municipal, propriété d’usage des habitants. La coopérative finance la réhabilitation de l’immeuble mais ne l’achète pas en tant que tel.
  • Projet sur le plateau de la croix rousse, accompagné par Kimersfeld, “Groupe du 4 mars”.
  • Nouveau projet sur les pentes de la Croix-Rousse, compétition pour un terrain municipal en vente : appel à projet de la ville de Lyon c/ des promoteurs (2ème tour en décembre). Projet cher et accéléré, peu d’espoir mais gain d’expérience.

BESOINS

  • Convaincre les autorités de l’intérêt patrimonial et sociétal des coopératives d’habitants. Faire une mesure d’impact social et environnemental ?
  • Un certain nombre d’études ont été faites, mais sans prendre en compte les participants, notamment dans la définition des indicateurs.

OBJECTIFS

  • Construire l’évaluation et ses indicateurs avec les usagers eux-mêmes, construire ses propres mesures d’impacts avec une méthodologie adéquate et légitime. => Outil de valorisation des projets ; sortir collectivement des arguments qui peuvent soutenir une démarche coopérative ; adapter la communication en fonction des acteurs

CONDITIONS

  • Cela nécessite de partir d’un projet déjà bien avancé. S’interroger sur comment on crée du gagnant-gagnant, le rendre visible auprès des institutions Manque de temps et d’espace pour réfléchir au processus au coconstruction de l’outil.

APPLICATIONS

  • Faire l’état des études d’impact déjà réalisées (Happy City à Bristol). Faire un atelier de mesure d’impact en décembre ? Imaginer le processus, sur deux temps de 2h.
  • Trouver 1 ou 2 projets, avec des personnes ressources (pour animer et témoigner)
  • Pistes : Chamarel, valorisation du quartier de la gare d’Ambérieux, Ateliers La Mouche. Connie & Benjamin en parlent lors de la réunion du projet “Habiter” du 13 octobre
  • Thèmes : Protection du foncier pour des projets de communs citoyens. Argumenter pour défendre ses projets coopératifs malgré les inégalités de moyens face aux appels d’offre et explosion du foncier. En quoi la mesure d’impact est intéressante pour ces projets ?

Site avec des ressources sur la mesure d’impact social : http://www.avise.org/

Atelier du 20 octobre (PAA)

  • Aux Pratiques Artistiques Amateures (centre d’échange de Perrache), en collaboration avec le projet “Titre à Venir” pour une conceptualisation de l’Anthropocène par des artistes, makers, scientifiques, citoyens. Aelier animé par David. But : donner à voir ce qu’est un commun (mindmap), débat, production de biomatière
  • Ateliers contibutifs : mettre la laveuse pédagogique dans un contexte spécifique > mobiliser des personnes pour réfléchir à la mise en place du concept de laveuse. La laveuse existe déjà, mais comment l’adapter aux lieux, lui fournir des ressources énergétiques autonomes etc. ? le 20.10 comme terrain d’expérimentation + animation autour du “faire du commun”
  • Atelier “amorcer l’organisation du week-end de décembre” avec l’étude des espaces disponibles et contenus des ateliers / stands / conférences : temps conviviaux

Rencontre finale du 9-10 décembre

  • Logistique : au regard de la date, les ateliers et rencontres se feraient plutôt en intérieur.
  • Idées de programmation : Films (vidéo Chamarel), Présentations, Ateliers (impact social sur 3 projets de coopératives, discussion émancipation par le commun)
  • Importance d’être dans le Faire, être inclusif et ne pas se focaliser uniquement sur les concepts
  • L’événement de décembre doit parler aux gens qu’on invite. Besoin de contextualiser les communs, le planning du weekend, le concept => rendre ça accessible et compréhensible.